Origine et développement (1897-1960)
Situé en
centre ville sur le site de "la Victoire", le Musée
d’ethnographie a été créé suite à la fondation de
"l’Institut colonial", en 1894, sur la proposition du
Professeur A. Le Dantec (médecin de la Marine) et sur
l’initiative du Doyen Pitres.
Dans sa première phase d’existence, il apparaît sous
l’intitulé : "Musée de Pathologie exotique et d’Études
coloniales". Mais très rapidement, suite à l’arrivée
massive d’objets ethnographiques, il devient le "Musée
ethnographique et colonial" puis le "Musée
d’ethnographie et d’études coloniales".
La collection tire son origine dimportants dons danciens élèves de "lEcole principale de Santé de la Marine" qui avaient suivi les cours de la "Faculté de Médecine de Bordeaux", et qui, en poste dans les colonies souhaitaient éclairer leurs cadets sur les murs et les us et coutumes de populations encore mal connues.
Sous la direction du Pr. Le Dantec, la réalisation du musée fut l'uvre de Paul Lemaire alors secrétaire général de la " Faculté de Médecine et Pharmacie ", qui en devint ainsi le premier conservateur. La qualité des collections et le succès des présentations permanentes, font reconnaître le Musée par lEtat. Cette reconnaissance est confirmée par M. Leygues, Ministre de lInstruction publique et des Beaux-arts, qui par décret du 19 décembre 1900 décide daugmenter le fonds par la concession dimportantes collections (notamment asiatiques) jusqualors entreposées au Musée du Trocadéro (aujourdhui Musée de lHomme) et au Musée Guimet. Cet apport lui permet dès lors dêtre le second musée universitaire en France pour les collections dethnographie exotique, après bien sûr, le Musée de lHomme.
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| Les galeries de présentation en 1900 | |
En 1915, la disparition de P. Lemaire et les aléas de la Grande Guerre réduisent fortement son activité. Peu à peu, les salles dexpositions permanentes sont abandonnées au profit du réaménagement des locaux, elles disparaissent totalement en 1940. Seuls témoins de ce glorieux passé, les vitrines dexposition installées dans les grandes galeries resteront visibles jusqu'en 1997, au moment où le site est réhabilité, ce qui conduit à leur déménagement dans les réserves.





