Brève histoire du M.E.B.

Fac

De sa genèse, en 1894, à sa réouverture publique, prévue à l'automne 2010, le Musée d'ethnographie de Bordeaux 2 (M.E.B.) a connu de nombreuses péripéties.

La naissance du musée, les apports des collections d'Etat jusqu'alors déposées aux musées Guimet et du Trocadéro, la présentation publique des collections, la fermeture des salles d'expositions au cours de la 2nde guerre mondiale... et la rénovation actuelle constituent l'Histoire, à la fois unique et originale, de cette institution centenaire que nous vous présentons ici.

Origine et développement (1897-1960)

Situé en centre ville sur le site de "la Victoire", le Musée d’ethnographie a été créé suite à la fondation de "l’Institut colonial", en 1894, sur la proposition du Professeur A. Le Dantec (médecin de la Marine) et sur l’initiative du Doyen Pitres.
Dans sa première phase d’existence, il apparaît sous l’intitulé : "Musée de Pathologie exotique et d’Études coloniales". Mais très rapidement, suite à l’arrivée massive d’objets ethnographiques, il devient le "Musée ethnographique et colonial" puis le "Musée d’ethnographie et d’études coloniales".

La collection tire son origine d’importants dons d’anciens élèves de "l’Ecole principale de Santé de la Marine" qui avaient suivi les cours de la "Faculté de Médecine de Bordeaux", et qui, en poste dans les colonies souhaitaient éclairer leurs cadets sur les mœurs et les us et coutumes de populations encore mal connues.

Sous la direction du Pr. Le Dantec, la réalisation du musée fut l'œuvre de Paul Lemaire alors secrétaire général de la " Faculté de Médecine et Pharmacie ", qui en devint ainsi le premier conservateur. La qualité des collections et le succès des présentations permanentes, font reconnaître le Musée par l’Etat. Cette reconnaissance est confirmée par M. Leygues, Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts, qui par décret du 19 décembre 1900 décide d’augmenter le fonds par la concession d’importantes collections (notamment asiatiques) jusqu’alors entreposées au Musée du Trocadéro (aujourd’hui Musée de l’Homme) et au Musée Guimet. Cet apport lui permet dès lors d’être le second musée universitaire en France pour les collections d’ethnographie exotique, après bien sûr, le Musée de l’Homme.

Les galeries de présentation en 1900

En 1915, la disparition de P. Lemaire et les aléas de la Grande Guerre réduisent fortement son activité. Peu à peu, les salles d’expositions permanentes sont abandonnées au profit du réaménagement des locaux, elles disparaissent totalement en 1940. Seuls témoins de ce glorieux passé, les vitrines d’exposition installées dans les grandes galeries resteront visibles jusqu'en 1997, au moment où le site est réhabilité, ce qui conduit à leur déménagement dans les réserves.

Rénovation (1960-2009)

Les éléments de cette rénovation se mettent en place à partir des années 1960. Grâce aux soins du Doyen Tayau et au travail de Pierre Métais (professeur d’ethnologie), ce dernier entreprend, sans grands moyens mais avec l’aide d’étudiants et de jeunes chercheurs, de réaménager les vitrines d’exposition et de sauvegarder les réserves.

En 1976, le Président de l’Université, J. Latrille, met en place une commission de gestion sous la présidence du professeur Moretti (directeur de l’Institut de Médecine et Hygiène Tropicales) qui abandonnera cette responsabilité en septembre 1977. C’est sous sa présidence et sous la direction de P. Métais que sera publié par Mme J. Vivez le premier travail de recherche sur la composition du fonds et l’histoire du musée : Notes sur le Musée et les collections ethnographiques de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Bordeaux.

A la même époque, pour tenir compte de nouveaux impératifs, le Musée devient Musée d’Ethnographie Exotique.

Dernière galerie avant rénovation de l'Université

Début 1978, un des professeurs du département d’ethnologie, prend le relais à la direction du Conseil du musée. Sous sa direction, avec l'aide d’une équipe d’étudiants et de jeunes chercheurs, vingt expositions temporaires accompagnées de catalogues thématiques ont été jusqu’à ce jour présentées au public. Ce travail atteste de la richesse du patrimoine universitaire et de ses capacités à le valoriser tant auprès du public étudiant que du public extérieur.

Galerie vidée pour la rénovation de l'Université en 1998

A partir de 1988-1989 et en association avec des spécialistes externes, est mis en place un programme d’inventaire scientifique exhaustif. Ce programme débouche, outre la réorganisation du fonds, sur la publication de quatre catalogues thématiques d’inventaire des collections.

Les réserves en 1998

En 1999, le Musée s'ouvre à vous via l'Internet !

L’ensemble de ce travail est accompli avec le souci permanent de permettre la réouverture d'une partie des collections au public à l’horizon 2009 et a donné lieu à des expositions.

A l'honneur !

Lemaire

Paul-Louis LEMAIRE 

(1850-1915) 

1er conservateur du musée

Clichés d'Histoire


Statuts du M.E.B.

Le Musée d’Ethnographie est, dès sa création, un service commun de la Faculté de Médecine.

En janvier 1977, dans le cadre de la réorganisation du Musée, le Président J. Latrille fait adopter la mise en place d'un Conseil d'administration.

En juillet 1997, le Président J. Beylot présente au Conseil de l'Université le projet de statuts du Musée d'ethnographie établi en application du décret n° 95550 (du 4 mai 1995) relatif aux "services généraux" des Universités, nouvelle catégorie de service commun.

Depuis, le Président de l’Université, aidé d'un Conseil de 17 membres, définit les orientations de politique générale en matière muséale. Le Directeur, chargé de l’application de cette politique, assure une mission de direction, d'animation et de coordination administrative et scientifique.

Pour explorer les stratégies adéquates à l'élaboration de la rénovation en vue de la future installation de ce Musée, le Conseil d’Administration de l’Université Victor Segalen Bordeaux 2, a décidé, le 5 mars 1998, la mise en place d’un " Comité de Pilotage " dont la présidence est confiée au Président J. Latrille.